Logo AUF

Archives de l'Agence universitaire de la Francophonie

PLAIDOYER POUR L’APPROPRIATION DES SAVOIRS DE GESTION PAR LES ORGANISATIONS DE L’ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE (O.E.S.S.)

DOUBA, Gervais (2005) PLAIDOYER POUR L’APPROPRIATION DES SAVOIRS DE GESTION PAR LES ORGANISATIONS DE L’ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE (O.E.S.S.). Cahier de recherche N° 05-76 du réseau de chercheurs Entrepreneuriat .

[img]
Prévisualisation
PDF
272Kb

Résumé

Partant du constat selon lequel la conjoncture institutionnelle en France est actuellement favorable à l’économie sociale et solidaire, l’auteur met en avant la diversité des acteurs de cette économie, qui emploie aujourd’hui deux millions de salariés. Il retrace l’histoire de ce phénomène dont l’évolution met aujourd’hui en exergue deux problématiques : d’une part, la question de la spécificité des O.E.S.S. n’a pas encore été résolue. Ces organisations peuvent prendre différentes formes et leur statut n’est pas encore clairement défini : doit-on, par exemple, appliquer les règles du Traité de Rome à toutes les entreprises, indépendamment de leur forme et donc les appliquer à ces organisations ? D’autre part, si ces organisations créent indubitablement de la valeur ajoutée sociale, des instruments fiables et pertinents font encore défaut pour la mesurer. Cette mesure offrirait aux acteurs une reconnaissance de la plus-value sociale que leurs activités génèrent et permettrait aux pouvoirs publics de vérifier l’utilisation qui est faite des moyens mis à la disposition de ces organisations. La problématique de l’évaluation de la plus-value sociale est essentielle. Il apparaît donc impossible pour ces organisations d’abandonner la technique et notamment les savoirs de gestion aux seules organisations de l’économie marchande. L’auteur s’interroge alors : les O.E.S.S. ne doivent-elles pas s’approprier ces savoirs et leur redonner une autre logique, une autre rationalité ? Il montre que les acteurs de l’économie sociale et solidaire sont de réelles organisations. Partant du postulat que les organisations ont toutes une finalité, il démontre qu’elles peuvent être divisées en trois entités différentes, selon que leur objectif est de répondre aux besoins économiques de l’individu, d’un groupe d’individus ou de la société dans son ensemble. Pour ce qui est des O.E.S.S., leur objectif est de répondre aux besoins des différentes parties prenantes. C’est cette finalité qui doit conduire les O.E.S.S. à s’approprier les savoirs de gestion qui permettent de gérer les intérêts divergents des différentes parties prenantes, tout en maintenant la cohésion de l’organisation. L’auteur adopte donc un mode opératoire binaire : il étudie les façons dont les O.E.S.S. font affleurer les savoirs de gestion dans leurs pratiques pour ensuite se pencher sur le nouveau management, afin de déterminer s’il s’agit d’une véritable pratique émergente ou d’une simple convergence du management privé et du management public.

Type de document:Article
Mots-clés libres:Chantier d'expertise citoyenne et d'innovations, entrepreneuriat social et solidaire, réseau de fédérations, apprentissage organisationnel, nouveau management, benchmarking, Triangle de la misère, Triangle de l'herméneutique.
Disciplines:Sciences sociales > Économie
Sciences sociales > Gestion
Régions:Europe de l’Ouest et Maghreb > France
Code ID:46
Déposé par:Lamia HALHEIT
Déposé sur:22 Dec 2011 11:28
Dernière modification le:22 Dec 2011 11:28

Administrateurs uniquement : Editer le document